Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 15:56
 

     Samara est arrivée l'an passé du Mali. Sa maman ne parle pas français mais le papa s'exprime très bien. Après une année de grande section la voilà au CP avec ses camarades du même âge.

      A la maternelle, Samara ne s'exprime jamais à l'oral mais ses résultats sont corrects prouvant une bonne compréhension dès lors qu'on a réalisé avec elle un « exercice modèle ». Elle peut alors entrer dans l'activité, même si celle-ci est plus complexe. Elle commence même à comprendre les consignes, du moins celles qui sont répétitives dans une journée scolaire. Seule la maîtrise de la langue pose encore quelques problèmes, en particulier la participation à l'oral.


     En effet, pendant plusieurs semaines la maîtresse n'entendra pas sa voix. Le travail de lecture demandant un investissement oral, une aide est proposée au niveau du langage, avec deux objectifs: Consolider au niveau du vocabulaire - Travailler l'inhibition à l'oral. La proposition d'un petit groupe peut aider...

     Bien vite il est évident que son silence n'est pas en lien avec la maîtrise de la langue. Mais le petit groupe ne favorise en rien l'expression orale. Je ne connais son prénom que pour l'avoir vu sur un document. Dès qu'on lui demande quelque chose, elle devient mal à l'aise et peut même finir par pleurer si on insiste trop.

  
   Devant cette situation, je demande à voir le papa. C'est ensemble, la maîtresse et moi, que nous le rencontrons. Nous lui exposons la difficulté rencontrée et ce que cela peut entraîner pour la scolarité de sa fille. Nous lui disons notre étonnement devant les difficultés de Samara alors que lui même maîtrise si bien notre langue. Et la réponse arrive... « 
A la maison, il est interdit de parler français. Les enfants doivent connaître notre langue pour qu'on puisse retourner au pays! »

     Samara ne fréquente donc le français qu'à l'école. Cela explique son manque de vocabulaire mais ne justifie pas son silence. J'insiste donc: « Avez-vous une idée sur ce qui pourrait expliquer son silence en classe?  A t-elle peur de l'école?» Mais il ne voit pas... Je reprends: «  Lui avez-vous dit qu'à l'école, elle peut parler français? - Non, je ne crois pas – Vous devriez le lui dire. Et vous pourriez peut-être l'aider dans sa lecture le soir... » Il semble surpris et insiste: « A la maison on ne parle pas français! » J'insiste à mon tour. « Vous êtes en France. Votre enfant vient en classe. Elle travaille en français et a besoin de savoir que vous êtes d'accord avec cela... Rien ne vous empêche de continuer à parler votre langue pour tout le reste. - Vous ne demandez pas d'arrêter de parler notre langue? - Bien sûr que non! C'est important pour Samara de la connaître. Mais c'est aussi important pour elle de parler le français puisque vous vivez ici.»

     
     Je ne sais ce qu'il a dit à sa fille mais, dès le lendemain, nous avons entendu sa voix... Une toute petite voix!... Il fallait prêter l'oreille mais elle parlait. En fin d'année scolaire elle était la meilleure élève de sa classe, aussi bien en lecture qu'en mathématiques. Un seul bémol à ce tableau: le silence était de rigueur quand elle s'exprimait à l'oral... sous peine de ne pas entendre grand chose!

 

Par Geneviève - Publié dans : Langue orale
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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 15:13


     Drôle de titre pour un blog qui raconte des histoires d'apprentissage! Aujourd'hui pas d'enfant particulier. Mon propos c'est plutôt « Quels adultes voulons-nous pour demain? »

     Quand on dit « apprentissage » on pense immédiatement « lecture, écriture, calcul, métier... » Pourtant c'est aussi « respect, esprit critique, curiosité, effort, citoyenneté... »

     On nous a rabattu les oreilles avec « le retour de la morale à l'école » comme si les enseignants avaient arrêté de mettre en oeuvre les valeurs dans leur classe et d'en faire découvrir l'importance aux élèves. Un point positif cependant, en disant cela on pense qu'un apprentissage est nécessaire, que l'éducation passe aussi par là. Car l'école, c'est l'Education Nationale.

     Aujourd'hui, devant la violence qui se manifeste dans l'école, on veut des portails, des caméras, des policiers, des fouilles... Ces éléments, s'ils entrent dans l'école, vont-ils faire grandir nos enfants dans le respect de l'autre? Qu'ont-ils d'éducatifs? Pense-t-on vraiment que « la peur du gendarme » soit un moteur pour le vivre ensemble?

     Une autre chose m'interroge. Devant les écoles, du personnel assure la sécurité de nos enfants en leur permettant de traverser sans danger. Mais, surprise! Parfois, ce personnel ne tient pas compte du feu rouge pour les piétons. Dans d'autres lieux, la route est fermée lors de la sortie des classes.

     Là encore, quelle éducation? A quoi sert le code de la route? Comment le faire intégrer aux enfants si ceux qui sont chargés de leur sécurité ne le respecte pas.? Comment leur faire comprendre que la route se partage s'ils ont la possibilité d'en occuper l'espace, même pour des raisons de sécurité?

     De fait, les nouveaux discours sur l'école sont des discours d'enseignement. Transmettre des savoirs...en lecture, en calcul, en morale... On semble faire l'impasse sur un aspect important. Le « savoir » en lui-même n'a pas de sens pour un enfant. C'est ce que ce savoir lui permet de découvrir, ce qu'il lui permet de faire qui importe. Alors, le désir d'apprendre pour aller au delà de ce qu'on lui enseigne peut naître, la curiosité s'éveiller. Enseigner, c'est bien sûr le rôle de l'école. Mais ce n'est pas « enseigner pour enseigner ». C'est enseigner pour faire grandir.

     Parler de morale sans vivre de ces valeurs qu'on veut transmettre, parler de règles sans en donner le sens et sans les faire respecter , c'est ne donner aucune chance à l'enseignement d'être intégré.

     Placer des caméras, fouiller les élèves... c'est de cet ordre. On parle de respect de l'autre mais eux, on ne les respecte pas . Bien sûr il est intolérable de voir des élèves s'en prendre à leurs camarades ou à leurs professeurs avec la violence que nous connaissons aujourd'hui. Pensons-nous vraiment que ces moyens auront un impact? Ne faut-il pas plutôt se donner les moyens de travailler ces questions avec eux? Et alors, des policiers ou du personnel en plus grand nombre dans les établissements scolaires?

     L'avenir de nos jeunes est entre nos mains. Nous devons en faire des citoyens responsables!

Par Geneviève - Publié dans : Education
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 15:11

     Thierry a neuf ans... Et il ne sait ni lire, ni écrire, ni compter. Pourtant, c'est un enfant vif, très intéressé par tout ce qui est activité manuelle. Il est très créatif... D'ailleurs c'est ce qui occupe la majeure partie de son temps. Devant les activités de lecture ou de mathématiques, il est d'une passivité assez démoralisante car ne correspondant pas à ce qu'il montre par ailleurs. Dès qu'on ne le regarde plus, il sort de son casier tout un tas de bric à brac et il découpe, assemble, colle... Bref, il fabrique! Si notre regard revient vers lui, il cache ce qu'il est en train de faire.

     Ayant plusieurs niveaux dans la classe, il se passera de nombreuses semaines sans que je repère son manège. C'est au bénéfice de l'accueil d'un stagiaire que je vais découvrir son « activité parallèle », et aussi son talent dans ce domaine. Pris en flagrant délit, il se mure d'abord dans le silence. Mais, devant mes félicitations pour la réussite des objets que je sors de sa table, il sourit puis me dit « merci! »

     La récréation me permet de discuter un peu plus avec lui. De toute évidence il est passionné par la fabrication d'objet, et aussi doué pour cela. Il fabrique d'instinct, sans modèle, sans mesure, et tout est réussi. Il dit lui-même avoir abandonné des choses parce qu'il ne savait plus comment faire. « Y a des choses qui me manque.» dit-il. De fait, les « choses » en question sont liées au besoin de calculer. Il préfère ne pas finir plutôt que faire quelque chose de raté. C'est une bonne occasion pour moi de lui montrer comment les mathématiques pourraient venir à son secours. Je lui propose donc de finir un de ces objets abandonnés lors de la séance de travail manuel prévue l'après-midi. 
     Toute la classe va s'y mettre, les compétences des uns venant compléter les manques des autres. Thierry explique d'abord pourquoi il ne peut finir. Très vite on l'interrompt... « Faut mesurer... Faut calculer... Faut regarder... » Les idées ne manquent pas. A chaque proposition, on exécute. On a beaucoup manipulé cet après-midi là: le double décimètre, le dictionnaire, un livre sur les avions... On a compté, on a lu... A la fin de l'après-midi, tout fier, Thierry tenait son hélicoptère enfin terminé.


     Le lendemain matin, on a cherché comment on avait pu résoudre le problème. Il avait fallu mesurer de manière précise, faire des calculs pour savoir ou et comment placer les hélices, regarder dans les livres pour voir un hélicoptère... Bref, Thierry prenait conscience de l'intérêt de savoir lire et compter pour pouvoir fabriquer des objets... Et ce fut le déclic. Dès ce matin là il devint plus attentif. Il est entré très rapidement dans les mathématiques, sans doute parce qu'il sentait bien le lien avec ses constructions. La lecture a été plus difficile. Alors j'ai proposé des fiches de lecture pour les activités manuelles avec des mots simples et des dessins pour faciliter la compréhension. Chaque fois que c'était possible, je renvoyais vers un livre, un dictionnaire pour le familiariser avec cet outil.

     Il est resté deux ans dans ma classe. Quand il est parti il avait rattrapé son retard en mathématiques. La lecture était encore fragile mais il était capable de déchiffrer un texte simple et de le comprendre. Une clé avait été déterminante. J'avais mis entre ses mains un livre d'activités manuelles qui proposait la fabrication d'objets très complexes. Pour les réaliser, il fallait lire la démarche proposée car il y avait très peu de dessins.

 

 

Par Geneviève - Publié dans : Apprentissages
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 15:19
 

     ... Le lendemain, je me présente dans les deux classes concernées... Les enfants se lèvent et me suivent. Dans le couloir Sylvain me dit: « Je ne croyais pas que tu pouvais te fâcher... Les maîtres, ils ont pas le droit! - Eh bien tu vois, je peux. Et je peux aussi recommencer. Je n'en ai pas envie. Je ne suis pas là pour ça mais s'il le faut je n'hésiterais pas. »

     Tout le monde s'installe et la séance commence. Seul Sylvain va faire quelques tentatives de déstabilisation mais les autres ne mordent pas à l'hameçon. A la fin, je les félicite et leur donne à chacun une image pour les remercier d'avoir joué le jeu. Sylvain regarde tout cela d'un air moqueur et s'apprête à lancer une des gentillesses dont il est le spécialiste. Je l'attrape, un peu brutalement et lui dit d'un ton sec: « Tu te tais! » Il me regarde, surpris... et se tait. Je raccompagne chacun dans sa classe.

     De toute évidence, ma fermeté un peu brutale interroge sylvain. Pour en savoir plus, j'ai besoin de rencontrer la famille. Quel type de relation y vit-il? Je convoque donc les parents pour le samedi qui suit. Le père vient seul. C'est un homme trapu, à la voix forte, toujours « limite » dans sa manière de parler, provoquant, coléreux, irrespectueux parfois... Je dois le calmer plusieurs fois.
     Cependant il finit par écouter ce que j'ai à lui dire et l'aide que je compte apporter à Sylvain. Je ne parle pas du comportement. Je me limite à aborder la question des acquis scolaires... Mais il y vient tout seul: « 
Vous pouvez le cogner. Il est dur. Faut pas hésiter! » J'en sais déjà beaucoup mais je souhaite approfondir. "Vous dites qu'il est dur, que fait-il? - Il obéit jamais. Sa mère en vient pas à bout!  Moi il craint. Je cogne et après il marche! » En même temps, on sent de l'amour pour son fils chez cet homme. Il l'emmène à la pêche, ils vont voir du foot ensemble... Un amour brutal!
Encore une fois, c'est la famille qui me donne la clé. Une mère, sans doute un peu molle, qu'il fait « tourner en bourrique », un père violent qu'il craint. Intelligent, il sait que l'école ne peut frapper et il s'en sert.  Là, il n'a de relation qu'à des femmes et il y reproduit celle qu'il a avec sa mère...

     La semaine suivante, je le prends seul et je mets les points sur les « i » Je me montre sévère. Dès qu'il essaie de dire ou faire quelque chose pour me tester, je l'attrape et le remets à sa place fermement. A la fin de la séance il me dit « Tu vas continuer à me prendre? - As-tu envie de faire des progrès? - Oui - Vas-tu être calme et écouter ce que je dis, écouter les autres? - Faut toujours écouter! - Pour apprendre, oui, il faut écouter mais on a aussi le droit de parler... pour dire des choses intéressantes, en rapport avec le travail qu'on fait. - Je vais essayer – Alors d'accord je vais continuer à te prendre. Tu seras avec d'autres enfants de ta classe. Tu devras aussi les laisser travailler. »

     Je rapporte ma conversation avec le père et celle avec Sylvain à la maîtresse et je lui donne quelques consignes: fermeté à la moindre intervention, ne pas hésiter à le « tenir » car c'est cette relation au corps qui semble être efficace avec lui. Et les semaines passent. Sylvain entre peu à peu dans les apprentissages. La maîtresse n'ose pas adopter une attitude très ferme. Un décalage s'installe entre ses productions dans le groupe d'aide et celles dans la classe. Je décide alors, en accord avec la maîtresse, d'être dans la classe lors de la séance.

     Devant sa difficulté à gérer le comportement de Sylvain qui, de fait, reste difficile dans ce cadre, nous décidons que j'interviendrais si besoin. Une décision qu'il était nécessaire de prendre ensemble car mon intervention peut « saper » sa propre autorité. Mais tout se fera très simplement. Elle peut constater l'effet immédiat de ce contact un peu brutal pour le remettre à sa place. La séance suivante, elle décide d'essayer elle-même si besoin. Sylvain est totalement sidéré. Il la regarde avec des yeux ahuris... et se remet au travail.

     Je reprends alors mon aide hors de la classe. Deux objectifs à cela: laisser à la maîtresse toute sa place pour établir une nouvelle relation avec Sylvain , donner à l'enfant un espace d'expression sur ce qui s'est passé. Et ça ne tarde pas. « La maîtresse, elle est comme ma mère. Elle crie, elle crie...mais ça sert à rien. Je croyais pas qu'elle ferait comme toi!  - Qu'elle ferait quoi? - Qu'elle me tiendrait! Y m'faut la force, c'est papa qui dit ça! »

     Pour faire entrer cet enfant dans l'apprentissage, il fallait parler son langage. Et son langage, c'est celui du père. Malgré la brutalité de celui-ci, Sylvain apprécie son père (Il dit « papa » quand il en parle!) Il se sent aimé par lui, guidé, protégé. Ils font des choses ensemble. Cette complicité est construite sur une relation brutale, pouvant aller jusqu'aux coups. Pour lui, c'est cela être aimé, compter pour quelqu'un. Comme tous les enfants, il s'identifie à ce père... d'où son comportement et sa relation à la maîtresse « qui est comme sa mère .»

     La fermeté, pouvant aller jusqu'au contact physique, voilà ce qui est signe qu'on s'intéresse à lui. Pour que l'école puisse lui apporter quelque chose, il fallait entrer en relation avec lui sur son mode. Cela lui ouvre une autre perspective. Son intelligence peut se mettre au service des apprentissages au lieu de se disperser dans la recherche de l'affrontement.

     Reste à lui faire découvrir qu'amour ne se conjugue pas avec force brutale mais qu'il peut aussi s'exprimer par l'attention qu'on nous porte, par des mots et des gestes de tendresse...

 

 

Par Geneviève - Publié dans : Apprentissages
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 15:31
 

     Sylvain est un enfant très difficile. Il perturbe les activités, par ses interventions permanentes, son agitation, ses remarques désagréables qui fusent dès qu'un camarade dit ou fait quelque chose que lui n'apprécie pas... Au niveau scolaire, rien ne se met en place, même si l'on peut deviner, à ses interventions justement, qu'il est loin d'être sot... mais pour cela, il faut prendre le temps de l'écouter. Il m'est signalé en difficulté très rapidement après la rentrée scolaire.

     Mon observation commence, en général, par un temps en groupe classe. C'est ce qui va me permettre de découvrir la justesse des interventions de Sylvain, même si elles sont souvent désagréables, voire agressives, et alors que l'enseignante ne l'a pas perçu. Mais gérer un groupe classe, c'est autre chose qu'être présent pour observer un enfant...

     Le deuxième temps est celui d'une investigation dans de multiples directions pour repérer les difficultés particulières, les points positifs sur lesquels on peut s'appuyer, temps qui se gère en petit groupe, sur la base d'activités ludiques. Temps difficile! Il sera dans le refus et la confrontation pratiquement tout le temps, empêchant toute évaluation valable pour lui comme pour les autres. J'écourte la séance, décidant de reprendre en 2 groupes distincts, lui et les autres... Son évaluation en individuel n'est guère plus facile. Le comportement reste le même et ne permet pas d'établir vraiment un parcours d'aide.

     Pourquoi cette agression permanente par le discours, même en situation privilégiée, seul avec moi? Il ne cherche pas à avoir de l'importance, à canaliser toute l'attention sur lui. Que cherche t-il? Pourquoi ce comportement agressif et ces interventions permanentes?

Il n'est pas question de le prendre seul. Je constitue donc un groupe avec des enfants pour lesquels je n'ai pas encore bien cerné la difficulté et avec qui je compte poursuivre la recherche d'éléments. Sylvain sera de ceux-là.

     Séances difficiles car les difficultés des uns déteignent sur les autres. Le groupe n'est que de quatre enfants mais heureusement pourrait-on dire! Il y est plus question de faire régner une certaine discipline que de poursuivre l'observation...

     Et je craque. Un jour, alors qu'ils sont particulièrement odieux, je me mets en colère. Je les attrape fermement l'un après l'autre et les place sur une chaise aux quatre coins de la salle. Puis je m'installe près de mon bureau et je ne m'occupe plus d'eux. A ma grande surprise, même Sylvain semble étonné et reste silencieux. Après cinq bonne minute, je reprends la parole. « Bien. Nous sommes ici pour que je trouve, avec vous, le moyen de vous aider. Vous avez envie d'apprendre? - Oui! S'écrient-ils – Comment puis-je vous aider avec tout ce bazar que vous faites? Comment vos maîtresses peuvent faire avec les autres enfants quand vous vous conduisez ainsi? Vous avez vu, je sais me mettre en colère. Je peux aussi donner une fessée si besoin. Vous allez rentrer dans vos classes. Demain je ne reprends que ceux d'entre vous qui le voudront. Mais à une condition, on cherche ensemble comment je peux vous aider. Si vous n'êtes pas d'accord, je ne vous prends pas! » Et chacun retrouve sa classe... Suite la prochaine fois!

Par Geneviève - Publié dans : Apprentissages
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